Text

Reprenons où nous en étions …

http://thebestserie.wordpress.com/

Text

Nous avions laissé Ben et Cam sur un échec, mais cette seconde saison de How to make it in America veut passer à la vitesse supérieur. Nos deux entrepreneurs vont au Japon chercher l’inspiration et sont désormais créateurs, ils vendent leurs pièces et cherche désormais à réussir véritablement.

Mark Wahlberg et Ian Edelman continue leur récit sur la réussite de ces deux jeunes de 26 ans, prêt à se faire un nom dans le monde de la mode new yorkaise grâce a leur marque “Crisp”, avec l’aide de Domingo et David. René de son coté veut devenir le roi de la boisson énergétique avec son breuvage “Rasta Monsta”.

GÉNÉRATION HYPE

Ça fait bien longtemps qu’une série n’avait pas été autant en phase avec sa génération. La dernière en date était Entourage (production de Mark Wahlberg également), mais How to make it in America s’affirme comme l’œuvre la plus hype du moment. Ben et Cam sont tous deux des jeunes d’une vingtaine d’année à l’ambition affirmé, l’un juif new yorkais de bonne famille, l’autre latino modeste. Le reste du casting est aussi une parfaite peinture de cette jeunesse américaine multicolore qui vit ensemble. C’est simple How to make it in America, c’est le récit de cette jeunesse qui veut réussir, entreprend et perpétue en quelque sorte ce rêve américain du “tout est possible”. Mais cette jeunesse, surnommé “Generation Y” est bien différente de ses aînées, elle vit dans un monde connecté, ouvert, un monde où un carnet d’adresse vaut bien plus qu’un compte bancaire bien remplis, une jeunesse qui parle la langue du monde, sort dans des soirées où plusieurs nationalités se retrouvent en écoutant du Breakbot autour des mêmes codes culturelle qui les rassembles. C’est une génération qui préfère être connecté plutôt que bouger, innover et entreprendre plutôt que de rechercher le travail idéal comme papa. C’est simple quand Rachel accepte de travailler pour “Biscuit magazine” (une sorte de magazine pour la ménagère américaine) elle s’ennuie et passe pour une bobo, comme un air de passation de pouvoir, d’une génération qui brise des codes.

Mais How to make it in America c’est aussi comment réussir en Amérique, les bonnes rencontres au bon moment, cette capacité d’attraction formidable qu’on les Etats-Unis, cette culture du show permanent, du rêve perpétuelle et cette force incroyable qui arrive a nous convaincre que le rêve américain est juste au détour d’une rue.

INSTANTANÉ DE LA GENERATION Y

"I need dollar, dollar is what i need" ce générique qui a rendu célèbre Aloe Blacc n’a pas apporter la prospérité à How to make it in America. Cette saison 2 de 8 épisodes n’a pas réussit à redresser la barre des audiences de la saison 1, pire avec moins de 500 000 téléspectateurs en moyenne ! Pourtant HBO y croyait et avait donné toute sa chance à la série, mais cela n’aura pas suffit. Trop bobo ? trop hype ? trop branché ? l’Amérique n’est peut être pas assez mur encore pour affronter cette génération nouvelle qui monte dans le pays, pourtant c’est bel est bien un instantané de ces jeunes actif urbain qu’est How to make it in America.

Il n’y a pas de raison évidente à cet échec tant la série est bien réaliser est le plaisir est là, chaque minute est un bonheur. New York n’aura jamais paru aussi branché, le parallèle est vite fait avec Sex & The City qui en son temps déjà peigné une capitale du monde en pleine effervescence puis Entourage mettait en avant Los Angeles et son star système, et enfin How to make it in America, la filiation est direct et sans commune mesure. HBO longtemps réputé pour ses production de qualité livrait ici un magnifique buffet avant le grand festin annoncé, mais la direction de la chaîne a préféré couper court à cet apéritif improvisé.

Néanmoins, en l’espace de deux saisons How to make it in America aura imposer ses codes et toucher de plein fouet cette Amérique post-11 Septembre, c’est réjouissant. Mais voila il n’y aura pas de saison 3 ! reste 16 épisodes d’une qualité et régularité déconcertante, une œuvre générationnelle à l’aube du “nouveau monde” … référence culturelle à elle toute seule.

BONUS :

Critique de How to make it in America - saison 1 : NEW YORK PREMIÈRE - LIENS

Text

image

Une série catastrophe sur un blackout mondial qui fait disparaître toute forme d’électricité et plonge le monde dans une ère sombre, crée par Eric Kripke (l’agence, Supernatural) avec en tête d’affiche Billy Burke, Giancarlo Esposito, Daniela Alonso, Elizabeth Mitchell et David Lyons, produit par J.J. Abrams et diffusé sur NBC donne Revolution, une série qui redonne de l’espoir au genre.

Quinze ans après un blackout mondiale qui a fait disparaître toute forme d’électricité, les gouvernements ont été renversés, et le monde n’a plus rien à voir avec celui précédemment connu. Charlie est une jeune femme bien décider à aller libérer son frère capturé mais elle est loin de se douter que son destin va prendre une toute autre dimension.

ET LE LUMIÈRE NE FUT PLUS

Il n’y a plus de monde mais des communautés agricoles isolées, gouvernés par des seigneurs locaux. Les Etats Unis ne sont plus, et désormais le territoire est partagé entre le Commonwealth de Californie (cote ouest), la Nation des plaines (mideast et midwest), le Texas, La Fédération de Géorgie (Louisiane, Floride, Géorgie) et enfin la République de Monroe (de l’Illinois à Philadelphie). Ramené à l’époque des machines à vapeur pour les plus chanceux et à l’époque féodale pour les plus mal loti, Revolution en prenant le choix de débuter l’action quinze ans après le Blackout, offre ainsi un nouveau monde. Nos héros à commencer par la fille Charlie et Miles Mathesson sont tous deux déterminés à libérer Danny, kidnapper à la place de son père par la milice de Monroe (méchant générale et président de la république de Monroe). Pour les accompagner Nora l’ex de Miles et Aaron ancien génie de chez Google sont bien décidé à retrouver le garçon vivant. Mais voila leurs destin va les emmener dans une toute autre direction, celui de la rébellion qui se bat pour le rétablissement des Etats-Unis (notion bien étrangère au plus jeune et dépasser) et essayer de remettre le courant. Mais Revolution ne s’arrête pas là : le rétablissement de l’énergie est-il possible ? sans risque ? est-il souhaitable ? qui a bien put couper la lumière ? bref dans un certain sens Revolution part un peu dans tout les sens mais la série a bien du mal à se démarquer.

Moins saisissant que Lost (référence incontournable du genre), moins addictif que FlashForward et moins ambitieux que Terra Nova; Revolution n’en fait pas des caisses. Le pilot n’offre aucune scène bien spectaculaire et l’action reste assez rythmé … ici on promet moins et on essaye de réaliser plus, c’est bien partie. Mais voilà la série commence mal, et enchaîne les erreurs avant d’éviter la catastrophe.

COURANT DIFFICILE A PASSER

Vendu comme la série événement de NBC pour la rentrée 2012/2013, Revolution n’a pas démérité. Le trailer a été visionné plus de 9 millions de fois avant la diffusion du Pilot ! Le démarrage de la série signe un record avec 11,65 millions de curieux le Lundi 17 Septembre 2012 à 22h00 après le début de la saison 3 de The Voice. Oui mais voila, comme ses prédécesseurs qui se sont cassés les dents (FlashForward, The Event …) nous regardons une série feuilltonnante et il faut tenir en haleine le public. Hors n’est pas Lost qui veut et Revolution le confirme. à l’Episode 4 ils sont 8,01 millions, à l’épisode 9 ils sont 7,02 millions, 6,07 millions à l’épisode 13 et enfin le plus bas est atteint à l’épisode 15 avec 5,49 millions de fans. Avec une moyenne de 7,21 millions de téléspectateurs pour sa première saison, Revolution a bien fait son travail mais il reste beaucoup à faire.

Il faut dire que le rythme de la série est très irrégulier. La première partie de la saison est mauvaise. En effet les 10 premiers épisodes installent l’univers mais rien de bien palpitant, l’intrigue n’avance pas, on se perd et le temps se fait long ! Mais miracle, dés l’épisode 11 la série reprend du poil de la bête, le rythme est là, les retournements également. La série prend une sérieuse option avec une intrigue fascinante qui nous tiens en haleine, mais il aura fallut attendre 11 épisodes pour cela. D’ailleurs les audiences sont en chute libre durant les 10 premiers épisodes alors que les 10 derniers sont stables (entre 5,5 et 6 millions).

Quitte à adopter des codes, Revolution en emprunte beaucoup à Lost : musique inquiétante, cliffhanger inattendu, flashback pour chaque personnages avec leurs vies avant le blackout, pirouettes scénaristiques plus douteuse que crédible, connexion complexe entre les personnages … C’est réjouissant mais pas non plus transcendant et novateur, c’est par moment solide et parfois mou. Irrégulière, la série doit travailler son rythme et ses intrigues sur un long terme pour éviter se développement haché.

En définitive, Revolution redonne espoir au genre. C’est de bonne facture, bien réaliser, la série semble avoir trouver son rythme de croisière en fin de saison et offre des épisodes de meilleurs qualité. Néanmoins il manque à la série un style, une emprunte qui la rend incontournable mais chaque chose en son temps : d’abord la notoriété, ensuite la postérité.

Text

Justified nous avait laissé sur la mafia de Detroit qui était venu dans le comté de Harlan pour imposer sa loi sur les criminels locaux. Au finale notre cowboy US marshall, le héro Rylan Givens avait mis fin à cette invasion. Cette saison 4 se propose d’attaquer à la source du mal, qui a fait de Harlan, ce comté rural si paisible du fin fond du Kentucky une terre de crime en puissance.

Rylan Givens (charismatique Timothy Olyphant) est toujours une force tranquille, un cowboy contemporain au volant de la plus belle “monture” qui puisse être et sur les traces du plus grand criminel de Harlan : Drew Thompson, un fantôme.   

LA CHASSE A L’HOMME

Cette saison le grand méchant est Drew Thompson, un homme qui introduisit le trafic de drogue à Harlan au beau milieu des années 1980, puis il est devenu un fantôme recouvrant plusieurs identités avant de disparaître fondu dans la population locale. Il est donc crucial de le retrouver car il est à la source de tout et c’est l’affaire qui peut transformer la carrière de Rylan Givens, deux homme seulement sont au courant de sa réel identité : Arlo Givens et un autre criminel mais aucun d’eux ne souhaite parler. Mais voila, tout les criminelles locaux sont à sa recherche également, bref cette saison tout le monde chasse un fantôme. De son coté Boyd Crowder souhaite plus que tout que Wynn Duffy deviennent son associé et la mafia de Détroit a envoyé Nick Augustin prendre le relais. En gros c’est une chasse à l’homme qui a lieux à Harlan. Un nouveau personnage fait son apparition il s’agit de Colt, ancien de la police militaire présent en Afganistan et qui est l’ami de Boyd Crowder, c’est un drogué qui fera courir Boyd et Ava a leur perte en n’exécutant pas l’assassinat de Ellen may, prostitué qui en sait plus qu’elle ne le devrait. Enfin, un nouveau prêcheur venu du fin fond de cette Amérique en pleine dérive spirituelle fait son apparition, mais il se heurtera très vite aux résistance local.

Cela parait brouillon et pourtant Justified arrive sans grand mal à faire se qu’elle a toujours su faire : d’excellent retournement et une histoire qui nous tiens facilement en haleine durant 13 épisodes, l’envie et là et nous n’y perdons pas une miette.

PREMIER FAUX PAS

S’agirait-il d’un faux pas pour Justified ? assurément. Soyons bien claire, cette saison 4 est une excellente production et Justified garde ce coté charmant de western avec en toile de fond cette Amériques profonde complètement déconnecté du pays (on rappelle que nous sommes dans le comté de Harlan au Kentucky, l’un des comté les plus rural des Etats-Unis). Pour autant la série adopte une construction qui ne lui convient pas. Chasser un fantôme certes mais rien de bien fort, rien de très charismatique car c’était la force de Justified, crée un méchant. Rylan Givens est un personnage imposant, avec un caractère fort, il fait et est la série, en face de lui Boyd Crowder en saison 1 (toujours là, c’est un récurent), Maggie Benet en saison 2, M. Limehouse et Robert Quarles en saison 3 formait de très fort anti-héro opposé à Rylan Givens, une sorte de duel à la sauce western qui captivait. Mais cette saison 4 la chasse à l’homme tourne vite court et le rythme n’est plus le même, l’intensité non plus, la série y perd fortement mais reste à un bon niveau tout de même. On aurait aimé retrouver la classe rhétorique d’un Boyd Crowder, l’impitoyable caractère d’une Maggie Benet ou encore la cruauté d’un Robert Quarles qui faisait froid dans le dos, mais cette saison rien de bien violent ni de bien effrayant à nous mettre sous la dent.

Quoiqu’il en soit le plaisir de regarder Justified reste intact, la série garde un haut niveau de qualité et on ne peut pas lui reprocher d’avoir tenté une nouvelle approche. Néanmoins face à l’échec, il ne faudra pas recommencer, Justified signe ici sa plus mauvaise saison à l’heure actuelle malgré la qualité évidente de la série, c’est pas critique mais il ne faudrait pas recommencer.

Text

image

Nous avions laissé Don et l’agence Sterling-Cooper-Draper-Price dans une situation délicate, Lucky Strike a pris son envol et le reste de la troupe est secoué par la baisse de régime de la société. Mais cette saison répare du bon pied, remonte la pente et redistribue les cartes.

Matthew Weiner continue son odyssée faussement immobile dans l’Amérique des années 1960, imaginaire d’un vert paradis avant la décadence qui n’est finalement qu’un cauchemar climatisé : condition féminine précaire, tabagisme, alcoolisme, adultère, violence et monde du travail … mais cela est en train de changer, de muter, une nouvelle société émerge préfigurant le tournant qui approche.

CONFLIT DE GÉNÉRATION

Cap sur 1966, l’année où le Royaume Uni gagne la coupe du monde de football face à la RFA, mais c’est aussi l’année où Mégane arrête de travailler pour devenir actrice, l’anniversaire surprise gâché des 40 ans de Don et Joanne devient une mère célibataire. C’est aussi l’Amérique qui s’enfonce dans le bourbier de la guerre du Vietnam, l’année du suicide de Lane Price qui se pend dans son bureau, l’arrivée de la TV couleur et le triomphe de Sterling-Cooper-Draper-Price qui signe la marque automobile Jaguar. Vous l’aurez compris cette saison 5 est celle des mutations, en mêlant toujours réalité de l’époque et vie quotidienne de ces gens ordinaires. Don est désormais marié à Mégane, celle-ci incarne parfaitement son temps, elle est plus jeune que lui, rêve de devenir actrice, ne veut pas être une de ses mères au foyer, habite en appartement dans Manhattan dans le cœur du monde et souhaite en faire partie au coté de Don. Ce dernier d’ailleurs découvre le bonheur, en 5 saisons il me semble que c’est la première fois que nous le voyons aussi heureux est accomplie. Mad Men accorde une importance particulière aux femmes car ce sont elles qui montre les tendances de l’époque. Betty l’ex-femme de Don est une banlieusarde et mère au foyer qui devient obèse, elle incarne cette Amérique pavillonnaire XXL qui émerge. à contrario justement Mégane, incarne cette génération de femme qui monte, elle rend heureuse Don et ne veut que son bonheur, elle incarne à la fois sa réussite et son bonheur, mais veut sa liberté et se détacher du modèle “ancien régime”, elle veut voir son homme accomplie et progresser avec lui. Mais, 1966 c’est aussi l’année ou Peggy quitte Sterling-Cooper-Draper-Price pour réaliser son ambition ailleurs, le poussin prend son envole doucement. Don veut s’agrandir, il voit plus grand, Joanne devient associé après avoir fait passer ses intérêts avant sa dignité, des nouveaux bureaux pour de nouvelles ambitions. Enfin Pete Campbell devient le vilain petit canard qui vie au jour le jour.

Cette nouvelle livraison de Mad Men nous invite dans le spectacle fascinant de l’Amérique des années 1960, celle qui oppose l’ancienne génération des costume 3 pièces à celle des cols roulées, l’opposition entre la génération de la guerre et celle des Beatles, des mutations d’une société divisé entre ses générations. Don en perd son talent, puis revient sur le devant grâce à Mégane celle qui l’intronise et lui redonne une seconde jeunesse, juste avant le grand bouleversement qui va voir triompher la “nouvelle société”.

L’ÈRE DU GRAND GOUVERNEMENT EST TERMINE

Mad Men n’a jamais été explicite bien au contraire, les événements se déroulent tels qu’ils devraient être, faussement immobile la série garde une tel régularité que cela en devient déconcertant. Rarement une série n’aura eu une telle constance dans sa qualité, le temps passe et avec ses intrigues et événements. Les temps changent, certes mais cette saison le faussé est creusé, Don embauche une secrétaire noir, les femmes s’émancipent (Peggy démissionne et Joanne devient associé et l’égale de ses employeurs), les générations s’affrontent et se battent à coup de slogan novateur et les nouvelles industries s’imposent (automobile, aéronautique, nucléaire). Désormais Sterling-Cooper-Draper-Price ne compte plus aucun talent présent il y a ne serait-ce que 2 ans, Don n’est plus un créatif digne de ce nom mais un ambassadeur qui fait toujours mouche mais loin du génie passé, Roger Sterling (John Slattery décidément formidable) distribue des poignées de dollars à ses employés et reste le personnage le plus charmant et géniale de la série après Don Draper.

Matthew Weiner a un talent remarquable quand il s’agit d’avancer, le sacrifice d’un des associés (suicide de Lane Price), les dialogues travaillés et sous entendu, rien est à redire de même sur la réalisation et l’évolution de chaque personnages, une telle aisance et régularité est perturbante et nous perd dans chaque épisodes, mais enfin comment réussir a ne pas lassé au bout de quatre saisons, il y a toujours cette même fraîcheur et intensité,  cette chape de plomb qui est a deux doigt de s’effondrer. L’envie est là à chaque épisodes et on ne peut qu’applaudir.

Au finale, aucun faux pas, encore une fois Mad Men réussit à nous captiver et fasciner. Son pouvoir de suggestion reste entier, Don s’impose toujours un symbole culturel à lui tout seul. C’est la force de Mad Men, suggérer plus qu’en dire, au finale la compréhension de cette époque sclérosé et finalement bien loin du paradis imaginé est une réussite sans pareil … on le redit au cas où certain ne le saurait pas encore : chef d’œuvre.

BONUS; nos critiques sur les saisons précédentes : 

Mad Men saison 1 :  Nostalgie du temps perdu - Lien

Mad Men saison 2 : Récit du temps qui passe - Lien

Mad Men saison 3 : De l’ombre à la lumière - Lien

Mad Men saison 4 : Le passé en mouvement - Lien

Text

Une nouvelle série catastrophe avec une mythologie, diffusé par ABC et vendu comme le nouveau Lost donne FlashForward, série sans prétention qui réussit sur certain plan avant d’échouer sur d’autre.

“On October 6, the planet blacked out for two minutes and seventeen seconds. The whole world saw the future”. (Le 6 Octobre la planète a perdu conscience pendant 2 minutes et 17 secondes. Le monde entier a vu le futur). Voila le pitch de cette série, un synopsis prometteur avec du potentiel mais tout de même assez limiter.

WHAT DID YOU SEE ?

FlashForward montre dés le pilot qu’elle en a, action rapide, mise en place des enjeux efficaces à tel point que la série pétarade avec des plans hors de prix, comme un Los Angeles apocalyptique ou pour les plus esthètes des plan séquence à couper le souffle. Le budget est là et ABC a tous fait pour soigner se qui devais être son nouveau hit.

Par ailleurs les personnages sont très rapidement présenter, Mark enquêteur au FBI (est-ce une surprise ?) qui sera le maillon de ce nouveau 11 Septembre, Dimitri et Janice ses coéquipiers, Olivia sa femme, le directeur Wedeck, Aaron le parrain de Mark au alcoolique anonyme, Bryce l’assistant de Olivia à l’hôpital et enfin Nicole, nounou d’enfer des Benford (Mark et Olivia). À cela viendront s’ajouter de nouveaux personnages dont Simon ou encore Lloyd et bien d’autre plus tard après le pilot.

Très rapidement les questions sont posées : les FlashForward sont ils une vision de l’avenir ? Peut-on les éviter et changer le futur ? Comment faut-il interpréter le fait de n’avoir rien vu ? La mythologie de la série s’installe et pose ses limites, voulant jouer avec nous au jeu du labyrinthe temporelle, oui mais voila à coté de tout ce potentiel, la série échoue dans pas mal de discipline.

Tout d’abord les personnages ne sont pas assez travaillés et c’est le principal point faible de la série. La célèbre formule passé-présent-futur est occulté ici par l’absence du premier terme. En effet FlashForward a du mal à aller plus loin que la simple présentation et à creuser leurs passés, chose dommageable puisque aucun attachement n’est possible dans ce cas. Il aurait été intéressant d’y voir les contrastes et de jouer avec, de faire du présent la seul variable entre un passé réalisé et un futur déjà connu. Ainsi à trop explorer leur futur et l’extrapoler, FlashForward oublie le plus essentiel, de la consistance, et c’est le second défaut. Ça va vite, c’est beau, c’est soutenu mais on se perd très rapidement dans cette immense puzzle, alors certes tout n’est pas à jeter mais une partie du mystère vire à la supercherie et la mythologie censé nous rendre accrocs a bien du mal à nous retenir par moment.

Se rattrapant sur la fin de saison, FlashForward développe néanmoins une mythologie qui reste intéressante et pas dénuée d’intérêt loin de la, mais la série se perd avec ses personnages, cependant le tout reste très séduisant et efficace.

LE NOUVEAU LOST ?

ABC c’est très rapidement pris d’enthousiasme pour FlashForward. A l’époque la saison 5 de Lost était annoncé comme l’avant dernières et la chaîne cherché un successeur à la série, ainsi ABC propose, la même saison que la fin de Lost, de lancer FlashForward en la vendant comme le nouveau Lost, son digne successeur. Après une promotion gigantesque et insolente, la série démarre devant prés de 12.5 Millions de curieux en Septembre 2009. Oui mais voila n’est pas Lost qui veut et le public n’accroche pas, déserte tout au long de la saison, ils ne sont plus que 7 Millions dix épisodes plus tard, et pour clôturer la série seulement 5 Millions de fans sont présents (Épisodes 22), moins de la moitié du score du pilot. A noter que l’épisode 21 a été le moins regardé avec seulement 4,75 millions de téléspectateurs. ABC c’est alors progressivement éloigné de ce pétard mouillé, annonçant au départ 25 épisodes pour la saison 1, puis 24, puis 23 pour enfin décider que seulement 22 épisodes suffirait à clôturer le plus gros échec industriel de ces dernières années.

Toutefois tout n’est pas à jeter dans la série bien au contraire, elle est de bonne facture malgré ses défauts et son échec, cependant il faut savoir que la série n’aura pas de saison 2 et comme ultime défaut, FlashForward se termine sur un cliffhanger des plus passionnants, bref c’est une déception que ABC n’ait pas donné suite.

FlashForward est aussi une série mondialiste est avant tout le parfait exemple, avec Heroes, de ce vers quoi les série puzzle doivent tendre, une vision globale, ne plus se limiter aux États-Unis mais regarder le monde. Si Heroes en était le précurseur, FlashForward en est la confirmation. Avec la Mosaïque mis en place, la série prend une sérieuse option sur une intrigue mondiale fascinante.

Que faut-il retenir de FlashForward ? Que ça n’as rien à voir avec Lost, son échec étant en partie du à cela, ne vous tromper pas FlashForward c’est belle est bien une série à part entier, une très bonne série même si les défauts reste tout de même handicapant, nous offrant une magnifique leçon au finale : il ne faut pas chercher le nouveau Lost, si il doit y en avoir un, il viendra par lui-même.

Finalement FlashForward n’aura pas servit à rien, la série a très bien compris une chose, si blacked out il y a, il est mondiale, il faut penser global et c’est ce que la série exploite, Heroes ayant ouvert la voie, FlashForward confirme car au finale que ce soit notre passé où notre futur « Everybody is connected » ; belle morale que celle de FlashForward, un show à la hauteur de ses ambitions, mais pas à la hauteur de Lost.

Text

Une série dans les coulisses d’un journal TV sur une chaîne d’information en continue, portrait et critique de l’Amérique contemporaine, crée et écrit par le grand Aaron Sorkin avec en tête d’affiche Jeff Daniels et diffusé sur HBO donne, The Newsroom, une œuvre déjà incontournable.

Will McAvoy est le présentateur le plus populaire de ACN et de la télévision câblée d’information américaine, il est républicain et croit en l’Amérique. Mais lors d’une conférence dans une université, à la question que lui pose une étudiante “Selon vous pourquoi les Etats-Unis d’Amérique est le plus grand pays du monde ?” Il répond avec violence en affirmant dans une scène d’ouverture anthologique (et récurrente chez Aaron Sorkin) que les Etats-Unis n’est pas le plus grand pays du monde mais qu’il l’était et qu’il peut le redevenir.  Rien de mieux pour détruire une carrière et tout recommencer à zéro.

LE VRAI VISAGE DE L’AMÉRIQUE

Aaron Sorkin, car il est la clé de l’œuvre, continue son travail de dissection de l’Amérique contemporaine, s’insurgeant contre les dérives et faisant de son personnage principale : Will McAvoy, son porte parole. Pour traiter de l’information et donner son point de vue, la série adopte une narration “haché” en effet le pilot se concentre sur la catastrophe de la station off-shore de BP en Avril 2010 dans le golf du Mexique puis la saison enchaîne les grand événements qui nous ont tous marqué jusque fin 2011 : La mort de Ben Laden, la catastrophe de Fukushima, la révolution égyptienne, les manifestions anti-austérité en Europe, la faillite de la Grèce, l’élection du nouveau congrée américain en 2010 et enfin les prémices de la primaires républicaine en vue de l’élection de 2012. En effet quoi de mieux que la réalité pour affirmer ses positions. Sorkin, démocrate assumé livre ici un point de vue et une œuvre résolument progressiste : The Newsroom c’est la critique de l’Amérique par un journaliste républicain qui n’est rien d’autre qu’un progressiste atterré par la direction que prend son pays et son parti. Sa cible ? comme toujours la droite américaine et le Tea Party (conservateur de droite). Mais n’est pas Sorkin qui veut et le génie de l’homme n’est pas d’avoir conçue une œuvre idiote, mais bel et bien intelligente, réfléchie et prodigieuse en abordant plusieurs angles. Le premier est celui de la réalité journalistique avec des événements réel permettant un vibrant plaidoyer politique; le second et d’être irréprochable et de faire de News Night (l’émission dans The Newsroom) un journal pour informer les électeurs les rendre aptes à voter dans leurs âme et conscience lorsqu’ils sont dans l’isoloir. Enfin au travers de son équipe de montrer les coulisses de l’information, la rédaction, les pressions extérieur et intérieur (politique ou non).

Intense, l’action et la réalisation sont une pur merveille, on retrouve ici les ingrédients qui rendent les séries de Aaron Sorkin incontournable : dialogue idéologique passionnant, tirade ping-pong et intelligente débité à tout vas en déambulant dans des couloirs et enfin un humour flottant particulièrement séduisant. L’ennuie est la grande absente de la série malgré quelques passages à vide concernant les romances mal imbriqué entre Maggie et Don, Jim et Lisa, Neal et les autres.

EN GUERRE CONTRE LES “TALIBANS AMÉRICAINS”

C’est le fond de commerce de The Newsroom et Aaron Sorkin, la critique contre se qui ne va pas en Amérique et contre la droite américaine. Il y a plusieurs point d’orgue dans la série mais il ne faut pas oublier que Aaron Sorkin ne crée pas ses personnages pour se qu’ils sont mais pour se qu’ils devraient être. A la pointe de l’idéalisme certes mais de la réalité également. Pas de raté, pas d’approximatif ici, la critique est réel, justifié et assumé, le pire dans tout cela c’est que l’évidence apparaît. Will MacAvoy embraye donc le pas de ses héros sorkinien par excellence, tiraillé et désabusé en amour (Sorkin l’est également), animé par leurs conviction et la poursuite d’un idéal, des sortes de héro comme c’est le cas dans “Don Quichotte” et “Camelot”, deux références de la série qui lui colle parfaitement.

La cible est le Tea Party, droite conservatrice et danger contemporain de l’Amérique, une extrême droite américaine particulièrement démagogique et démonté littéralement dans la série par Will McAvoy qui bien que républicain modéré n’accepte pas le Tea Party comme républicain et en a peur. Qualifié de “Taliban de l’Amérique”, The Newsroom part en guerre médiatique (ne dit-on pas que les médias sont le 4e pouvoir ?) contre cette menace, engagé et colorisé politiquement, mais tellement réussit et touchant à la fois. 

The Newsroom continue l’œuvre de Aaron Sorkin après la timide Sports Night, le président Jed Bartlet de The West Wing, Matt Albi de Studio 60 on the sunset strip, désormais Will MacAvoy s’impose avec fracas, une saison 2 est commandé par HBO pour notre plus grand plaisir, une plongée saisissante dans les médias d’information et un portrait de l’Amérique qui a n’en pas douter un jour passionnera les historiens, c’est réjouissant … incontournable.

BONUS

Vidéo de la scène d’ouverture “Pourquoi l’Amérique est le meilleur pays du monde ?” - LIEN

Le Générique de The Newsroom - LIEN

Text

Nous avions laissé Hank sur la route vers New York rayant son passé pour essayer de repartir à nouveau, une sorte de renaissance. Finit Karen, terminé de Los Angeles nous retrouvons Hank à New York toujours dans son style de quadra “rock” mais avec une nouvelle compagne : Carrie, avec qui il est depuis un an mais a qui il explique qu’il ne peut pas lui offrir la robe blanche et la cérémonie.

Il n’en fallait pas plus pour attaqué cette saison 5, Hank et son retour à Los Angeles. Comme a son habitude Californication s’amuse de ses personnages en les plongeants dans des univers très californiens branché : cette saison il est “notorious” Hank.

BLACK & WHITE POWER

Comme à son habitude, cette saison articule encore l’action en deux arcs narratif indépendant mais assez liée. Hank revient à Los Angeles et passe le vol a séduire et embrassé sa première conquête de couleur : Kali, la jeune prodige du rappeur Samouraï Apocalypse qui l’aime a en mourir et pour qui Hank va écrire.

Le premier arc est sans conteste le projet du grand rappeur Samouraï Apocalypse, enfant noir des quartiers malfamé de Los Angeles qui veut faire son film : le flic de Santa Monica, navet assumé (oui le flic de beverly hills mais en moins avouable) que Hank écrira et Stu Beggs produira. Mais interfère ici sa vie public et privé, Becca la fille de Hank sort avec Tyler, version jeune et tète à claque de Hank qui est infidèle, écrivain talentueux à la repartie insolente et ravageuse.

L’autre arc s’articule autour de Karren et sa nouvelle vie. Marié avec son fantasme d’adolescente Richard Bates (oui le perso de la saison 3 avec son Mascu-vagin), elle a enfin eu la “clôture blanche” et sa “maison californienne en banlieue”. Elle vit la vie de famille rêvé mais le retour de Hank fait retomber Richard dans l’alcool. Tyler s’impose comme incontournable dans la vie de Becca et même Charlie devient son agent contre l’avis de Hank se qui remet leur amitié en perspective.

Le tout enfante une saison 5 originale qui commence très bien pourtant mais qui s’essouffle à une vitesse incroyable.

RYTHME INCOMPRIS

Nous n’avions jusque là pas noté de relâchement dans Californication, c’est vrai les saison sont courte (13 épisodes) mais le rythme est régulier, regarder Hank débiter ses répliques fabuleusement impertinente est un plaisir à lui seul, mais cette saison c’est louper. Attention rien n’est à redire sur la première moitié de la saison : Samouraï Apocalypse est le Lew Ashby en moins bien et noir non assumé, le projet de Flic de Santa Monica est tres moyen et Kali s’impose comme l’atout charme. Mais la seconde partie de saison traîne en longueur : Charlie devient un gros pervers et franchis la barre des 100 conquêtes, sa relation avec la baby-sitter Lizzie est la bonne excuse charme de la saison et les débauches entre Stu et Marcy tourne à la vie de couple exagéré. C’est agréable 5 minutes mais quand ça dure on devine l’excuse.

Le sommet du relâchement est atteint lors du season finale, toute les intrigues de la saison trouve une solution miracle et parfois improbable, mais encore une fois Hank n’a pas de chance alors que son retour avec Karren est imminent, Carrie refait surface et l’empoisonne ne supportant pas de laisser Hank l’homme avec qui elle veut faire sa vie.

C’est une sorte de carrousel, Hank est maudit c’est un faite : il veut faire sa vie avec Karren mais à chaque fois un détail, une personne, une erreur le rattrape et détruit tout ses espoirs et nous revoilà partie à zéro à chaque début de saison, mais finalement n’est-ce pas ca le plus plaisant ? Voir cet homme, Hank, qui essaye par tout les moyens contre vent et marré et peut importe les milieux qu’ils traversent de réaliser son rêve avec la femme qu’il aime, celle de sa vie. Mais au finale, Hake ne grandit pas, il revient à la case départ à chaque fois.

En définitive, c’est la première saison de Californication qui nous laisse dubitatif, à moitié réussit, à moitié louper, dommage mais tenir cinq saisons à ce rythme et déjà un exploit. Nous sommes confiant pour la saison prochaine, après tout Hank reste un personnage incontournable et terriblement attachant … vous l’aurez compris il y aura une saison 6, on l’attend.

BONUS

Notre critique de la saison 1 (Spleen City) - LIEN

Notre critique de la saison 2 (Los Angeles Lifestyle) - LIEN

Notre critique de la saison 3 (Apologie du libertinage) - LIEN

Notre critique de la saison 4 (Adaptation de l’avant) - LIEN

Video

Welcome to the family - HONNÊTE COMÉDIE FAMILIALE

Quand la fille Yoder et le fils Hernandez obtiennent leur diplôme et sortent ensemble, ils sont loin de se douter que cela poserait autant de problème à leur familles respectives, d’autant plus quand la fille Yoder apprend qu’elle est enceinte et que désormais ils allaient former une grande famille alors que les Yoder et les Hernandez ne peuvent pas se voir. Bref Welcome to the Family se veut avant tout drôle sur deux axes : humour familiale et humour stéréotypé entre la classe moyenne américaine et la famille issue de l’immigration. Dans tout les cas ce trailer est assez basique, pince sans rire, sympathique et pas franchement tentant mais pas non plus déplaisant. Certes le casting relève un peu la mayonnaise avec la présence de Mike O’Malley (Yes, Dear !), Mary McCormack (In plain sight, Law & Order Criminal Intent), Ricardo Chavira (Desperate Housewives) et Justina Machado (Private Practice, Body of Proof, Desperate Housewives, Harry’s Law), le quatuor qui forme les deux couples marchent et c’est se qui compte car pour se qui est des enfants et de leur futur progéniture, certes c’est attachant mais il ne faut pas que ce soit le fond de commerce de la série. Nous n’attendons pas grand chose de Welcome to the Family honnêtement mais pour le moment c’est sympa et rassembleur, alors on attend d’en voir plus. Début des embrouille pour Welcome to the Family dés le Jeudi 3 Octobre sur NBC à 20h30.

Video

Ironside - SACRE HANDICAP DE DEPART

A la suite d’une fusillade, le détective Robert T. Ironside se retrouve en fauteuil roulant mais malgré son handicap il continue de résoudre les affaires les plus délicates parfois à la limite des règles. Encore une série policière en procédural avec comme personnage centrale Blair Underwood, bref autant vous le dire tout de suite, pas de file rouge dans cette production mais bel et bien une enquête par semaine bouclé. Si le trailer nous parait très sympa et convainquant (oui Blair Underwood est un bon acteur) on craint de revoir l’éternel spectacle des séries policières. C’est certes en dire beaucoup avant d’avoir vue le pilot mais cela semble déjà bien se profiler. Nous ne vous dirons pas de ne pas regarder ni même de zapper, peut être même et nous l’espérons que Ironside nous surprennes, ce serait vraiment agréable d’ailleurs. Un personnage masculin fort, voila la force de Ironside dans ce trailer sinon ça ressemble beaucoup à se que nous voyons déjà. Début du service pour Ironside le Mercredi 2 Octobre à 22h00 sur NBC.